Une première, des réfugiés ont participé aux Rencontres Chorégraphiques Internationales de N’Djamena!

jeudi 13 décembre 2012
Les hommes répètent de leur côté © Abdoulaye Barry
Les hommes répètent de leur côté © Abdoulaye Barry
Les seaux font allusion aux inondations survenues dans les camps en septembre © Abdoulaye Barry
Les seaux font allusion aux inondations survenues dans les camps en septembre © Abdoulaye Barry
Les réfugiés répètent la pièce avant la première représentation © Abdoulaye Barry
Les réfugiés répètent la pièce avant la première représentation © Abdoulaye Barry
Une réfugié de la troupe rêve à un avenir hors des camps © Abdoulaye Barry
Une réfugié de la troupe rêve à un avenir hors des camps © Abdoulaye Barry
La troupe de danseurs réfugiés avec le délégué général d'AAD © Abdoulaye Barry
La troupe de danseurs réfugiés avec le délégué général d'AAD © Abdoulaye Barry
Les réfugiés s'accordent un moment de détente entre deux répétitions © Abdoulaye Barry
Les réfugiés s'accordent un moment de détente entre deux répétitions © Abdoulaye Barry
Les réfugiés dansent à l'occasion de la première représentation © Abdoulaye Barry
Les réfugiés dansent à l'occasion de la première représentation © Abdoulaye Barry
Les réfugiés entrent en scène lors de la première représentation © Abdoulaye Barry
Les réfugiés entrent en scène lors de la première représentation © Abdoulaye Barry
Un danseur réfugié observe d'autres membres de la troupe répéter © Abdoulaye Barry
Un danseur réfugié observe d'autres membres de la troupe répéter © Abdoulaye Barry
Les répétitions ont souvent lieu en plein air © Abdoulaye Barry
Les répétitions ont souvent lieu en plein air © Abdoulaye Barry
Les seaux et les foulards sont les seuls accessoires des danseurs © Abdoulaye Barry
Les seaux et les foulards sont les seuls accessoires des danseurs © Abdoulaye Barry

Sept hommes et sept femmes issus des camps de réfugiés de Moula et Yaroungou, au sud du Tchad, ont interprété la pièce du chorégraphe tchadien Taïgué Ahmed « Where are we ? ». Grâce au soutien dʼArtistes Africains pour le Développement (AAD) et son programme phare « Refugees on the move », cette troisième génération de réfugiés devient ainsi, par la magie de la danse, les ambassadeurs dʼun monde dʼespoir.

 

La pièce, inspirée par les inondations survenues dans ces camps au mois de septembre, est le résultat de longues heures de travail assidu. Ainsi, quelques jours avant la première, la troupe de danseurs réfugiés commençaient les répétitions dès 6 heures du matin.

 

Ce travail acharné a porté ses fruits puisque les spectateurs se sont bousculés à l’espace du Ballet National du Tchad les 6, 10 et 12 décembre pour assister à la représentation de la pièce. Dès la première, l’accueil a été tel qu’une prestation supplémentaire a été programmée le 8 décembre à l’Institut Français de N’Djamena. Au total ce sont plus de 3 000 personnes qui ont manifesté enthousiasme et admiration lors de cet évènement singulier. En effet, c’était la première fois qu’une pièce interprétée par une compagnie composée exclusivement de réfugiés était présentée lors d’un festival professionnel de danse contemporaine.

 

L’impact a été considérable pour les 14 réfugiés qui se rendaient pour la première fois dans une grande ville. Ils y ont vécu une expérience unique, ce séjour à N’Djamena constituant une véritable porte ouverte sur un monde qui jusqu’à présent leur semblait inaccessible. Les réfugiés, ont en effet pu pour la première fois se défaire de leur statut de réfugié pour être enfin perçus comme des individus et des artistes à part entière. Ils ont tiré une grande fierté et satisfaction personnelle de leur participation au festival et sont plus que jamais déterminés à construire leur avenir en dehors des camps.

 

Après le Tchad, AAD répliquera en 2013 le programme « Refugees ont the move » en Centrafrique, Burundi et Tanzanie.