Témoignage en image des ateliers de danse dans les camps de Moula et Yaroungou

jeudi 26 avril 2012
Travail assidu sur une chorégraphie avec foulard pour les jeunes filles, avril 2012 © AAD
Travail assidu sur une chorégraphie avec foulard pour les jeunes filles, avril 2012 © AAD
Se relever sous l'impulsion d'une chaîne humaine, un petit exercice de danse contact, novembre 2011 © AAD
Se relever sous l'impulsion d'une chaîne humaine, un petit exercice de danse contact, novembre 2011 © AAD
Habituer le corps aux pirouettes : le secret du hip-hop, novemvre 2011 © AAD
Habituer le corps aux pirouettes : le secret du hip-hop, novemvre 2011 © AAD
Une danse traditionnelle qui met en jambe...novembre 2011 © AAD
Une danse traditionnelle qui met en jambe...novembre 2011 © AAD
A partir d'une danse traditionnelle, quelques enchaînements, novembre 2011 © AAD
A partir d'une danse traditionnelle, quelques enchaînements, novembre 2011 © AAD
Les femmes, allignées et en rythme, avril 2012 © AAD
Les femmes, allignées et en rythme, avril 2012 © AAD
Etirements, novembre 2011 © AAD
Etirements, novembre 2011 © AAD
Ronde et choeur d'enfant -
Ronde et choeur d'enfant - "Je veux aller à l'école" scandent-ils en marchant, avril 2012 © AAD
Exercice de coordination en ligne, avril 2012 © AAD
Exercice de coordination en ligne, avril 2012 © AAD
Exercices sous la direction du chorégraphe Marie-Bède Koubemba, novembre 2011 © AAD
Exercices sous la direction du chorégraphe Marie-Bède Koubemba, novembre 2011 © AAD
...et les plus jeunes entrent en piste, avril 2012 © AAD
...et les plus jeunes entrent en piste, avril 2012 © AAD
Postures et mouvements revus en détail, novembre 2011 © AAD
Postures et mouvements revus en détail, novembre 2011 © AAD
Une performance des chorégraphes sous un public attentif, novembre 2011 ©AAD
Une performance des chorégraphes sous un public attentif, novembre 2011 ©AAD

Le danseur belgo-marocain Sidi Larbi Cherkaoui, à l’occasion de ce 30ème anniversaire de la Journée Internationale de la Danse, évoquait le moment de sincérité que produisait à ses yeux la danse, chacun se mettant à nu, se dévoilant aux autres*. Le projet  « Refugees On the Move », comme le montrent ces quelques photos, offre une vision à la fois décalée et complémentaire, où la danse produit beaucoup, avec incroyablement peu.

 

Depuis novembre 2011, près de cinq cents heures d’ateliers se sont déroulées là-bas, à même le sol et sans équipement. Il n’en ressort qu’avec plus d’évidence la fascination et le plaisir que suscite la performance ; étirements, chaînes humaines, rondes, acrobaties et enchaînements de hip-hop, le public est toujours là, tandis que les participants s’appliquent à suivre le mouvement. A travers cette discipline régulière, ces danseurs débutants acquièrent peu à peu une nouvelle confiance en eux, découvrant le pouvoir de leur corps et la maîtrise qu’ils peuvent avoir sur celui-ci. L’intérêt que suscite leur nouvelle activité change leur propre vision d’eux-mêmes et leur permet de se redécouvrir en tant qu’individu, avec un avenir devant soi.

 

Réussir à réaliser ces ateliers, malgré les conditions de vie sommaires des camps, requiert une formidable organisation. Mais c’est avec une grande conviction et fort de ces premiers résultats qu’AAD travaille aujourd’hui à reproduire cette démarche dans les camps de neuf autres pays d’Afrique Sub-saharienne.