Refugees on the Move : Centrafrique

République centrafricaine
Refugees on the Move workshops

Programme                                                                 Novembre 2012 à Septembre 2013

 

« Refugees on the Move » repose sur lʼidée incroyable de faire de la danse un outil de médiation sociale et culturelle au sein d’une dizaine de camps de réfugiés en Afrique subsaharienne.

Le programme « Refugees on the Move », lancé en partenariat avec l’UNHCR poursuit ainsi trois objectifs précis: réduire la violence au sein des camps de réfugiés; contribuer à restaurer l’estime de soi des réfugiés, et accroitre le dialogue entre populations réfugiées et voisines des camps par la danse et l’expression corporelle.

Cʼest dans cette optique que « Refugees on the Move » prévoit lʼintervention dʼune équipe artistique composée d’une dizaine d’artistes (danseurs et musiciens) menée par un chorégraphe du pays, en plusieurs sessions sur une durée d’environ une année. En Centrafrique c’est le chorégraphe Boniface Watanga et sa compagnie Kêkerêke qui sont intervenus en 2013 dans le camp de réfugiés de Batilimo.
 

Contexte
 
Depuis janvier 2012, le bureau national de l’UNHCR (l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés), situé à Bangui en Centrafrique, a offert son assistance à plus de 24 000 réfugiés. Qu’ils soient Congolais ou Soudanais, tous fuient la violence et les privations dont ils ont été victimes.

S’ils espèrent pouvoir rentrer au plus vite chez eux, il faut parfois plusieurs années avant qu’ils ne puissent réintégrer leur pays ou leur province d’origine et ce sont parfois jusqu’à trois générations de réfugiés qui cohabitent au sein des camps. La persistance de cette situation affecte considérablement les réfugiés et les conditions de vie dans les camps provoquent découragement, tensions et violences.

La mise en place de « Refugees on the Move » en Centrafrique vise à réduire la violence au sein des camps; restaurer l’estime des réfugiés, et accroitre le dialogue entre les populations réfugiées et les villages voisins, par la danse et l’expression corporelle.

La réplication du projet pilote lancé au Tchad en novembre 2011 prend la forme d’un véritable passage de relais entre artistes du continent africain. Ainsi, l’acteur, comédien et conteur centrafricain Boniface Watanga a été formé durant trois semaines par le chorégraphe tchadien Taïgué Ahmed et les 12 danseurs de sa compagnie Ndam Se Na afin d’assurer l’organisation et l’animation d’ateliers de danse dans le camp de Batalimo, situé à l’est de Bangui.

La première session d’ateliers a débuté en février 2013, faisant bénéficier plusieurs centaines de réfugiés, principalement congolais, de l’effet thérapeutique de la danse.

 

Objectifs
 
L’objectif principal du programme est d’apporter aux réfugiés un réel mieux-être et de participer à la réduction de violence intra et inter communautaire.

Au-delà de la pratique physique, ces ateliers sont aussi lʼoccasion de diffuser des messages de prévention sur la santé (SIDA, hygiène…), de sensibiliser les réfugiés à lʼimportance de lʼéducation, et de dénoncer les violences faites aux femmes, en les encourageant à se responsabiliser et à se prendre en charge.

 
Réalisations
 
A long terme, le but de ces différentes sessions est d’ancrer durablement la danse dans les camps: au cours des ateliers, le chorégraphe et son équipe de danseurs repèrent des leaders naturels et des bons danseurs qui auront pour charge de monter et de gérer de véritables troupes de danse propre aux camps.

Un véritable système de relais entre artistes africains a été mis en place : les chorégraphes participant au programme de Refugees on the Move sont formés dans les camps de réfugiés par le chorégraphe et sa troupe. Ainsi Boniface Wantaga a formé les chorégraphes Ciza Muhirwa et Aloyce Makonde afin qu’ils répliquent respectivement le programme au Burundi et en Tanzanie.

Les ateliers ont abouti à la réalisation de plusieurs représentations publiques au sein du camp, sensibilisant ainsi plus de 7000 réfugiés à la danse et aux différentes thématiques abordées pendant les spectacles.

Le chorégraphe et sa compagnie ont du faire face à des conditions sécuritaires difficiles liées aux troubles qui prévalaient en Centrafrique à cette période, mais le programme s’est tout de même avéré être un véritable succès.

 

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