Refugees on the Move: Burkina Faso

Burkina Faso
Ateliers de danse pour les enfants et les jeunes© CDC La Termitière
Ateliers de danse pour les enfants et les jeunes© CDC La Termitière

Programme                                                                              Novembre 2014 – Juillet 2015
 
« Refugees on the Move » repose sur lʼidée incroyable de faire de la danse un outil de médiation sociale et culturelle au sein d’une dizaine de camps de réfugiés en Afrique subsaharienne.
 
Le programme « Refugees on the Move », lancé en partenariat avec l’UNHCR poursuit ainsi trois objectifs précis: réduire la violence au sein des camps de réfugiés; contribuer à restaurer l’estime de soi des réfugiés, et accroitre le dialogue entre populations réfugiées et voisines des camps par la danse et l’expression corporelle.
 
Cʼest dans cette optique que « Refugees on the Move » prévoit lʼintervention dʼune équipe artistique composée d’une dizaine d’artistes (danseurs et musiciens) menée par un chorégraphe du pays, en plusieurs sessions sur une durée d’environ une année. Au Burkina Faso c’est le chorégraphe Salia Sanou qui a dirigé les ateliers en novembre 2014 au camp de réfugiés de Sag-Nioniogo, et en juillet 2015 au camp de Mentao.
 
Contexte
 
D’après l’ UNHCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, le Burkina-Faso a accueilli plus de 39 000 réfugiés en 2014, pour la plupart en provenance du Mali. Ces derniers fuient la violence et les attaques des groupes rebelles au Nord-Mali depuis 2012. Plus de la moitié des réfugiés résident dans trois camps: Sag-Nioniogo, Goudoubo et Mentao. L’environnement est difficile dans ces camps, souvent touché par des famines et des sécheresses successives.
 

Afin d’apporter aux réfugiés un réel mieux-être et de participer à la réduction de violence intra et inter communautaire, AAD, en partenariat avec le chorégraphe burkinabé Salia Sanou et la compagnie de danse « CDC La Termitière », a décidé de développé le programme « Refugees on the Move » au Burkina-Faso dans le camp de Sag –Nioniogo. Plus de 2000 réfugiés de groupes socio-ethniques différents résident dans ce camp situé à proximité de Ouagadougou.
 
La première phase du programme s’articule autour d’ateliers de danse contemporaine et traditionnelle, d’ateliers de musique et de séances de discussions. Réel outil de médiation social et culturel, ces ateliers visent à valoriser l’estime de soi des réfugiés, accroître le dialogue avec l’extérieur et transmettre des messages de sensibilisation portant sur la réalité quotidienne des camps.
 
Le chorégraphe Salia Sanou a été formé au Burundi par le chorégraphe Ciza Muhirwa, où il a participé à plusieurs ateliers de danse de « Refugees on the Move », poursuivant ainsi le passage de relais entre artistes du continent africain.

 

La deuxième phase du programme s’est déroulée au camp de réfugiés de Mentao du 15 juin au 20 août 2015. Cette deuxième phase s’est appuyée sur les acquis de la première réalisée dans le camp de Saag-Nioniogo en 2014. L’accent a été mis sur la formation de formateurs et de leaders afin d’ancrer durablement la danse dans le camp et de contribuer à la pérennité de l’action.

 

Objectifs

 

L’objectif principal du programme est d’apporter aux réfugiés un réel mieux-être et de participer à la réduction de violence intra et inter communautaire.
 
Au-delà de la pratique physique, ces ateliers sont aussi lʼoccasion de diffuser des messages de prévention sur la santé (SIDA, hygiène…), de sensibiliser les réfugiés à lʼimportance de lʼéducation, et de dénoncer les violences faites aux femmes, en les encourageant à se responsabiliser et à se prendre en charge.
 
Réalisations 
 
A long terme, le but de ces différentes sessions est d’ancrer durablement la danse dans les camps: au cours des ateliers, le chorégraphe et son équipe de danseurs repèrent des leaders naturels et des bons danseurs qui auront pour charge de monter et de gérer de véritables troupes de danse propre aux camps.
 
La première phase s’est achevée avec succès : une représentation publique ou plus d’un millier de réfugiés du camp a eu lieu et un espace a été créé par CDC La Termitière afin que les réfugiés aient un espace pour danser. Certains réfugiés ont aussi eu la chance de participer à un festival avec Salia Sanou et son équipe. La seconde phase a aussi été un succès et s’est achevée par deux représentations: une au sein du camp de Mentao et une dans la ville adjacente de Djibo, toutes deux présidées par le Haut-Commissaire de la Commune de Djibo et en présence de représentants de l’UNHCR et de la CONAREF.

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