Les diamants de Kamituga : la fin du suspens?

mardi 24 juillet 2012
Sanghanee, étudiante à l'Institut Odari de Bukavu... © 3Tamis
Sanghanee, étudiante à l'Institut Odari de Bukavu... © 3Tamis
Sadik Bi Gongo, étudiant à l'Institut Odari de Bukavu...© 3Tamis
Sadik Bi Gongo, étudiant à l'Institut Odari de Bukavu...© 3Tamis
Mayelé, d'aventures en aventures © AAD
Mayelé, d'aventures en aventures © AAD
Noé, étudiant interviewé dans la rue © 3Tamis
Noé, étudiant interviewé dans la rue © 3Tamis

La distribution gratuite des 100 000 exemplaires des Diamants de Kamituga, commencée il y a quelques mois, se poursuit et c’est plus de 60 000 ouvrages qui circulent aujourd’hui dans les mains des lecteurs de Bukavu et de sa région. En charge de la diffusion de la bande-dessinée, les membres de l’association SOS-Sida ont notamment fait le tour des établissements scolaires de la ville pour la donner aux élèves. Alors que les ouvrages se répandaient dans les classes, les étudiants ont fait part de leurs premières impressions.

Plusieurs des étudiants, emportés par l’intrigue et gagnés par le plaisir de la lecture, ont montré certaines réserves concernant le comportement de Mayelé, ce père de famille qui, pour subvenir aux besoins de sa famille, part travailler à la mine de Kamituga. Noé, Sadik di Gongo et Sanghanee, étudiants en 5ème et 6ème année – l’équivalent de la Première ou de la Terminale dans les lycées français – réprouvent clairement et simplement les choix de Mayelé : s’il est normal de chercher à nourrir les siens par tous les moyens, la fidélité était de mise pour réellement prendre soin de sa famille. Très concernés par les problèmes soulevés par le VIH, les étudiants suggèrent des lignes de conduite qui, tout en différant les unes des autres (certains allant même jusqu’à défendre l’abstinence), se recoupent sur l’attention à porter aux relations sexuelles. Ceci étant dit, une question majeure subsiste au fil des entretiens : ces diamants, si chers payés, où Mayelé les a-t-il donc cachés ?

Des bruits courent dans les couloirs d’African Artists for Development qu’un second tome pourrait bien repartir sur la trace des fameux diamants, afin de poursuivre ce processus de sensibilisation efficace et de prolonger pour quelques temps encore cette aventure 100 % congolaise. Une affaire à suivre…