La prévention : outil clé pour réduire la transmission du virus du sida de la mère à l’enfant

jeudi 28 février 2013
L'entrée du centre de dépistage volontaire (CDV) de Kamanyola © AAD
L'entrée du centre de dépistage volontaire (CDV) de Kamanyola © AAD
Docteur Nicole Mbayo, Jean-Michel Champault et des femmes prises en charge par SOS-Sida © AAD
Docteur Nicole Mbayo, Jean-Michel Champault et des femmes prises en charge par SOS-Sida © AAD
Un membre de l'équipe médical du CDV de Kamanyola © AAD
Un membre de l'équipe médical du CDV de Kamanyola © AAD
Une mère est sa fille assistent à la réunion organisée par SOS-Sida © AAD
Une mère est sa fille assistent à la réunion organisée par SOS-Sida © AAD
Un groupe de femmes prises en charge par SOS- Sida © AAD
Un groupe de femmes prises en charge par SOS- Sida © AAD

Le délégué général d’AAD, Jean-Michel Champault, s’est rendu en République démocratique du Congo du 10 au 22 février. A cette occasion, une réunion a été organisée avec Gratien Chibungiri, coordinateur de SOS-Sida, le personnel du centre de dépistage volontaire et gratuit de Kamanyola financé par AAD, le Docteur Nicole Mbayo et des mères séropositives prises en charge par SOS-Sida.

 

Au cours de cette réunion, la prévention de la transmission du virus du sida de la mère à l’enfant a clairement été identifiée comme une des priorités de SOS-Sida. Pour ce faire, l’association déploie un éventail d’actions.

 

Ainsi, effectue-t-elle au quotidien un travail d’information auprès des femmes en âge d’être mère. Des réunions d’information sont régulièrement organisées dans les centres de dépistage volontaire et gratuit de Bukavu et Kamanyola. Plus encore, le personnel de SOS-Sida se déplace dans les villages de la Province du Sud – Kivu et dialogue avec les femmes pour les sensibiliser aux risques liés au sida.

 

Ce travail d’information est essentiel car si les mères séropositives enceintes de moins de 14 semaines suivent le traitement recommandé par SOS-Sida, la probabilité de transmission de virus à l’enfant est réduite à 5%.

 

Par ailleurs, SOS-Sida a mis en place le programme GRANDIR pour suivre les nourrissons de femmes séropositives jusqu’à 18 mois, âge minimal requis pour pratiquer le seul test pédiatrique actuellement disponible en RDC et connaître ainsi la sérologie du nourrisson. Si l’enfant est séropositif, SOS-Sida propose une prise en charge médicale, nutritionnelle et psycho-sociale.

 

Le manque de moyens constitue un frein considérable aux efforts déployés par SOS-Sida pour lutter contre le sida. Aussi AAD est-il plus que jamais convaincu de la nécessité de travailler et de soutenir ce partenaire et met actuellement en place deux campagnes de prévention du sida dans le Sud-Kivu. AAD prend par ailleurs en charge les frais de fonctionnement des Centres de dépistage volontaire et gratuit de SOS –Sida à Bukavu et à Kamanyola pour une durée de deux ans.