AAD PARTENAIRE DE LA SOIRÉE CARITATIVE ORGANISÉE AU PROFIT D’ACTION CONTRE LA FAIM

lundi 28 novembre 2011

AAD a sollicité sept artistes africains qui ont généreusement offert huit oeuvres pour une vente aux enchères organisée dans le cadre de la soirée « Ne les oublions pas » le mardi 29 novembre 2011.

 

 

Berry Bickle, Bodo, Bruce Clarke, la Revue Noire pour Jean Depara, Kiripi, Mauro Pinto, et Tchif ont tous choisi de s’engager pour le développement de l’Afrique, et c’est dans cet élan qu’ils accompagnent l’initiative d’Action Contre la Faim.  « Ne les oublions pas » est un appel à ne pas ignorer la situation de famine qui sévit actuellement dans la Corne de l’Afrique.

 

 

Berry Bickle

 

Lost Head III, Mix-média, 60×90 cm, 2009.

Berry Bickle est une artiste plasticienne Zimbabwéenne vivant à Maputo, au Mozambique.

 

Ses œuvres sont généralement des installations utilisant plusieurs médias qui incorporent du texte, des vidéos et des photographies.

 

Dans son travail, elle interroge les éléments primordiaux, donne la parole aux proverbes, réveille les mémoires, ne cesse de s’engager comme pour exorciser la peine, la douleur et l’angoisse d’une société divisée. Elle qui, femme et blanche est née dans un pays dont le nom changea lorsqu’elle avait vingt ans, ses installations dérangent autant que les blessures que le pays ne sait plus panser.

 

Dernièrement, elle exposait dans le cadre du pavillon Zimbabwéen lors de la Biennale de Venise 2011.

 

 

Pierre Bodo

 

Le Poisson Vital, Acrylique sur toile, 75×95 cm, 2010.

Pierre Bodo est un peintre congolais vivant à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.

 

En 1978, Bodo prend part à la fameuse exposition « Art Partout » qui révèle au grand public la peinture populaire zaïroise dont il est l’une des principales figures, avec Moke et Chéri Samba.

 

Bodo traite des sujets fantastiques ou symboliques avec une imagination étrange alimentée par ses rêves. « Je fais sortir tout ce qui m’arrive, de façon à ne plus me fixer sur des sujets spécifiquement africains afin de m’adresser au monde entier ».

 

Il a exposé au Tate Modern (Londres), à la Pinacoteca Giovanni e Marella Agnelli, (Turin), au Guggenheim Bilbao (Espagne), et aux Etats-Unis.

 

 

Bruce Clarke

 

End of the RoadLithographie sur papier, 56×76 cm, 2008.

Mystifying HistoryLithographie sur papier, 50×65 cm, 2007.

Bruce Clarke est un artiste plasticien et photographe sud-africain vivant à Paris.

 

Loin de tout art complaisant et décoratif, il a publié des reportages sur l’Afrique du Sud, la reconstruction du Rwanda, le retour des réfugiés Libériens.

 

Son travail plastique traite de l’histoire contemporaine, de l’écriture et de la transmission de cette histoire. Il souhaite que sa peinture stimule une réflexion sur le monde contemporain et la représentation qu’on en fait.

 

Il exposait récemment au Musée des Arts Derniers, à Paris, et participera à l’expostion « Vues du Ring » organisée à Bordeaux par MC2a à partir du 6 décembre 2011.

 

 

Jean Depara

 

Les enfants dans les rues de Kinshasa, photo, 40×40 cm, 1970.

 

Jean Depara (1928-1997) était un photographe Angolais qui vivait à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.

 

Ses photographies noir et blanc saisissent avec pertinence la folle ambiance des bars-dancings et des clubs de Léopoldville (Kinshasa), de nuit comme de jour; l’aisance, la joie, la sape de cette époque insouciante, dans la capitale animée par la Polka, la Rumba, le Maringa.

Le célèbre chanteur zaïrois Franco l’invita à ses soirées musicales, et devient le principal sujet de ses photographies qui installe son studio le « Jean Whisky Depara ».

 

Depara est décédé à l’âge de 69 ans, laissant plus de 5000 clichés d’une époque survoltée et insouciante où Kinshasa était le coeur vibrant et fou de toute l’Afrique.

 

Ses photographies furent publiées dès 1996 dans le magazine de la Revue Noire sur Kinshasa. Actuellement, la Maison de la Revue Noire présente une rétrospective de l’oeuvre de ce grand photographe africain.

Mauro Pinto

 

Dr. Rua, photo, 60×40 cm, 2005.

 

Mauro Pinto est un photographe qui vit et travaille à Maputo, au Mozambique.

 

Les photographies de Pinto différent énormément en technique et en sujets. Ses clichés sont vifs, ils décrivent la ville, ses habitants, ses rues et ses histoires. Il s’interroge sur le lien entre création visuelle, communication et information, et capture les contrastes comme la coexistence de l’archaïque et de l’ultramoderne, du rural le plus reculé et de l’urbain le plus léché, à celle de la plus grande pauvreté et du luxe le plus affiché.

 

Il expose régulièrement depuis 2000, notamment au Musée National d’Art de Maputo, en Afrique du Sud, en République démocratique du Congo (festival PICHA de Lubumbashi), à Paris, au Brésil. Il a participé aux Rencontres de Bamako en 2003.

 

 

Kiripi Siku

 

Avancer, série « un regard », photo, 60×90 cm, 2009.

Kiripi Katembo Siku est un vidéaste et photographe congolais, vivant à Kinshasa, en République démocratique du Congo.

 

Peintre de formation, il adopte rapidement l’appareil photo et la caméra de son téléphone portable qui lui permettent de voler des scènes de la vie quotidienne à Kinshasa: dans « Voiture en Carton », il contourne ainsi les restrictions et la censure gouvernementale en attachant son téléphone portable à une voiture en jouet, promenée par un fil dans les rues de Kinshasa.

 

En 2010, ses courts métrages « Symphony Kinshasa et « Après la mine » ont été projetés lors de la Berlinale, dans le cadre du film « Congo en quatre actes »

 

La série « un regard » réalisée en 2009, était exposée à la 9e édition des Rencontres de Bamako, en novembre 2011.

 

 

Tchif

 

Point de force, Acrylique et pigments sur toile, 120×120 cm, 2011.

Tchif est un peintre et plasticien Béninois, vivant à Cotonou.

 

Il poursuit inlassablement sa quête: comprendre l’être humain. Son travail, évolutif, suit les chemins de sa réflexion. Pour lui, l’homme est un malade : « Je ne suis pas médecin pour soigner à l’aide de médicaments, mais en tant qu’artiste, j’essaie de soigner à travers mes œuvres. » Ses tableaux sont des talismans pour mieux pénétrer les cœurs.

 

L’artiste vient d’ouvrir un lieu d’art à Cotonou, « l’Espace Tchif», initiative privée destinée à mélanger les publics à travers expositions, concerts, et spectacles vivants. Il expose régulièrement en Afrique, en Amérique du Sud et en Europe.